vendredi 4 décembre 2009
J-19
lundi 30 novembre 2009
Ma piqûre à moi
Vendredi, j’avais pris ma décision. J’allais me faire piquer contre le vilain virus. J’ai longtemps hésité, retourné l’idée dans ma caboche pour finalement me décider à aller au centre de vaccination de ma ville recevoir l’anti-gène (ouvert 2 demi-journées par semaine pour une ville de + de 100 000 habitants… assez déroutant).
Confiante, le centre ouvrant à 14h, je pars tranquillement de chez moi vers 13h30.Bus, puis 10 minutes plus tard je me dirige vers le centre caché derrière l’église (comme Toto… purée, elle est mauvaise celle-là, désolée). En chemin, un homme arrive en sens inverse me dit « placez vous devant hein, faites pas la queue ». Je reste interloquée quelques secondes, mais 4 mètres plus loin je comprends : une foule de dingues ! 50m de queue en plein vent.
J’aperçois, à l’entrée d’une grille, une dame qui semble gérer la situation tant bien que mal. Je lui demande si je peux rester là, et une jeune femme au ventre rond me répond « Oui oui restez, les 50 premiers sont entrés, il faut attendre ».
En fait, faire passer 61 (mon numéro) personnes ce jour-là a pris 3 heures.
Tout d’abord 1h45 dans le vent glacé.
Notre file de futures parturientes grossissait de minutes en minutes, tandis qu’en face de nous, une file 10 fois plus importante de jeunes enfants, et de jeunes parents s’allongeait également de manière inquiétante.
Bien sûr nous avons eu droit à l’inévitable grande gueule des queues (ici en la personne d’un homme d’une trentaine d’année d’une couleur de cheveux dite « queue-de-vache-qui-pisse ») qui trouve « inadmissible avec les impôts qu’on paie que… etc etc ».
Puis une fois passé la grille, nous patientons 45 minutes sous un barnum avec de l’eau chaude et des sachets de thé (charmante attention, n’est-ce pas ?).
Avec mes copines bedonnantes on papote, on rigole, on évoque l’idée d’en rire dans quelques années, et on se fait penser (de loin soit) à un camps de réfugiés d’Europe de l’Est avec femmes enceintes et bébés qui braillent dans le froid.
À 16h, entrée dans le centre proprement dit. Sacré bazar là-dedans. C’est assez surréaliste. Les médecins ont des étiquettes vertes, le personnel municipal des étiquettes orange et tout ce monde se croise et s’interpelle.
Le chef du centre râle contre un docteur qui a priori passe vraiment trop de temps à discuter avec les patients. D’un côté je trouve ça assez normal, de l’autre j’imagine les dizaines de petiots qui patientent encore dehors dans le froid.
On appelle mon numéro. Box 1. Le fameux docteur bavard. La soixantaine bonhomme. Je lui pose 2 questions :
« Puis-je aller à la piscine demain ? »
Réponse oui.
Merde.
Et « mes enfants pourront-ils avoir un vaccin sans adjuvant ? »
Réponse oui.
Bien.
Allez zou, je passe chez l’infirmière.
Je lui repose la même question qu’au médecin concernant les enfants de + de 2 ans. Même réponse.
Elle me dit « on y va ? je vous pique ? »
Dans mon souvenir d’enfant, un vaccin, ça fait mal. Je sers les dents.
Quand je sens la piqûre (le pinçon), je me marre. Elle me demande pourquoi ? Je lui dis que je pensais que c’était plus douloureux que les prises de sang que je me tape depuis 8 mois (genre grande baroudeuse, tu vois).
Voilà c’est fait.
En repartant, le jour s’éteint, et la foule est toujours aussi dense.
lundi 23 novembre 2009
Une toque une !


mercredi 11 novembre 2009
mercredi 4 novembre 2009
Gü-tez moi ça
jeudi 29 octobre 2009
Souap N°20 - L'Automne






vendredi 23 octobre 2009
Tchou Tchou










