dimanche 11 septembre 2011

Mon 11 septembre

A l'instar de MHF, j'ai envie de vous narrer mon 11 septembre à moi.

Je travaillais, à cette époque, au sein d'un call center pour un grand Tour Operator français. Peu de temps avant que je rentre chez moi, une rumeur se répand sur le plateau : un avion aurait touché l'un des tours du WTC.
Merde. Comment l'avion ? Un petit apparemment, me dit-on. Bon.

Quelques instants plus tard je descend dans le hall de ma boîte, une tv a été branchée, en partant je reste quelques instants debout à scruter l'écran, pour le moment, on sait trop peu de chose et cela semble être un avion de ligne. Un terrible accident mais "juste" un accident.

En sortant de l'immeuble j'appelle ma copine Morgane. On commente l'évènement. Elle devant sa télé, moi sur le chemin du métro. Je coupe, à cette époque, les forfaits étaient comptés et dans le métro on ne sortait pas encore son tel.
45 minutes plus tard, je rentre donc chez moi avec Polo, 10 mois, que j'avais récupéré chez la nounou. J'allume la télé pour en savoir plus et là j'apprends effarée qu'un 2e avion a heurté la seconde tour. Le scénario a changé.

Comme tout le monde je resterai rivée sur l'écran de télé jusque tard dans la soirée.

Je me souviens d'une chose, qui m'avait marquée à l'époque. C'est d'avoir entendu parler d'un commanditaire et d'une organisation terroriste pour la première fois. Cette dernière semblait connue de tous les spécialistes de la question, tous s'accordaient à dire que ça ne pouvait venir que des islamistes. Et pourtant jamais je n'avais lu quelque chose sur Al-Qaïda. Et je me demandais, comment peuvent-ils être si certains de ça ? Et, n'aurait-on rien pu faire pour l'empêcher alors ?

Dans les jours qui ont suivi j'avais un peu plus peur en prenant le métro et puis j'ai oublié d'avoir peur.

15 jours plus tard, je prenais un vol de 12 heures dans un boeing 747 qui survolait le Soudan (planque évoquée de Ben Laden à l'époque). Mais là encore ça ne m'avait provoqué qu'une petite angoisse ("ils vont pas envoyer un missile sol-air quand même non ?!"), alors que maintenant à la seule évocation d'un vol d'un Paris-Toulouse je me mets en boule et je suce mon pouce.

Je ne sais pas si ça a changé ma vision du monde, si j'ai pris conscience du boulversement. J'étais atterrée et extrêmement triste pour ces gens évidement.

Mais je me souviens avoir pensé sur le coup que certains morts semblaient quand même avoir vachement plus de valeur que d'autres...




3 commentaires:

  1. Je revenais de course, à pied. Avant d'arriver chez moi une voisine qui sortait de chez elle me demande si j'ai vu ce qu'il se passait à NY. A ma réponse négative elle me somme de me mettre devant la télé. C'était avant le 2e avion et je crois que j'ai alors plus quitter la télé jusqu'au soir.

    C'est étrange, parce que jai donc vu, en direct, le 2e avion percuter la 2e tour et les effondrements, et pourtant je ne me souviens pas du tout de mes réactions, si j'ai crié, si j'ai dit quelque chose, je ne sais plus.

    Comme toi, je me souviens de l'évocation d'Al-Qaïda et des reportages sur cette organisation que les spécialistes avaient l'air de connaître par coeur et pas nous ! C'était bizarre, j'avais l'impression d'avoir raté un épisode.

    Je me souviens aussi comme toi de ses polémiques à propos de cet attentat et de ceux, par dizaine, qui se produisaient de part le monde. On en faisait trop, les morts américains ne valaient pas plus que les morts palestiniens ect. Moi j'ai jamais pigé cette polémique, personne n'a jamais prétendu ça réellement, c'était faire un mauvais procès aux américains pleurant leurs morts. La face du monde avait changé, évident que cet attentat était plus important que les autres, pas forcement par le nombre de victime ou par son atrocité, mais juste par son symbole. Oui, il était incomparable, plus fort que n'importe lesquels, l'Histoire l'a bien prouvé, puisque le monde fut modifié à jamais.

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  2. Ca devait etre l'heure du gouter de mon fils qui avait un an à l'époque. Il devait etre un peu après 16h, on était un mardi (sure puisque mon frere s'est marié le 15 donc un samedi et qu'on a ensuite croisé les doigts pour la venue de ses invités américains !)... Machinalement j'ai allumé la radio et entendu les infos à une heure où il n'y a pas d'infos normalement.... Bizarre. J'ai pensé à un accident d'avion, ayant visité NY c'est clair que ces tours etaient tellement hautes !
    Et puis le choc, la TV en boucle jusqu'à tard...
    l'impression de vivre un moment important sans encore savoir précisément comment il allait changer la face du monde...

    Par contre 10 ans après c'est ta dernière phrase qui me vient à l'esprit et pour laquelle je suis 100% d'accord. On a l'impression à écouter les médias que certains morts ont (eu) plus de valeurs que d'autres et ca... j'ai du mal !

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  3. Je terminais mon service et passais de chambre en chambre faire des soins a mes patients, ils étaient tous les yeux rivés sur leur poste de TV.....j'ai cru que c'était un film.....
    Je suis rentrée chez moi, j'étais affamée car le midi j'avais pas eu le temps de manger.... je me suis préparé un plateau TV... j'ai jamais pu l'avaler.....

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